Vous êtes à Chartres, en Eure-et-Loir, et vous faites l’objet d’une plainte pour violences conjugales ? Les faits qui vous sont reprochés peuvent entraîner des peines allant jusqu’à 20 ans de réclusion criminelle, une inscription au fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions violentes (FIJAIS) et une interdiction de contact avec la victime. Chaque heure sans avocat vous expose à des erreurs irréparables : aveux sous pression, garde à vue prolongée, mise en examen systématique.
Le cabinet PénalAvocat.fr intervient 24h/24 à Chartres et dans tout le département. Nous avons défendu des centaines de dossiers de violences conjugales, avec une stratégie pénale d’urgence : contester la qualification, obtenir une alternative aux poursuites, préparer votre défense en correctionnelle ou devant la cour d’assises. Votre liberté mérite le meilleur défenseur.
Cet article vous explique les textes applicables, les peines encourues, les étapes de la procédure et les droits que vous devez impérativement faire valoir. Ne laissez pas une accusation bouleverser votre vie sans réagir immédiatement.
Points clés à retenir immédiatement
- Les violences conjugales sont jugées en correctionnelle ou en cour d’assises selon les circonstances (ITT, préméditation, arme).
- La garde à vue dure 48h maximum (renouvelable 24h) avec droit à un avocat dès la première heure.
- Les circonstances aggravantes (conjoint, présence d’enfants, usage d’une arme) doublent ou triplent les peines.
- Une médiation pénale ou un comparaître sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC) peuvent être proposés par le parquet.
- La plainte de la victime n’est pas nécessaire : les services enquêteurs peuvent agir d’office.
1. Définition et textes légaux des violences conjugales
Les violences conjugales sont définies par le Code pénal comme des violences physiques, psychologiques ou sexuelles commises par un conjoint, un concubin ou un partenaire lié par un pacte civil de solidarité (PACS). L’article 222-11 du Code pénal punit les violences ayant entraîné une incapacité totale de travail (ITT) de plus de 8 jours, tandis que l’article 222-13 couvre les violences sans ITT ou avec ITT inférieure ou égale à 8 jours.
« En matière de violences conjugales, la qualification pénale dépend de l’ITT constatée par un médecin légiste. Une ITT supérieure à 8 jours ouvre la voie à une poursuite en correctionnelle avec des peines plus lourdes. » — Maître X, avocat pénaliste à Chartres
Les textes applicables
Plusieurs articles du Code pénal et du Code de procédure pénale (CPP) encadrent ces infractions :
- Art. 222-11 CP : Violences ayant entraîné une ITT > 8 jours.
- Art. 222-12 CP : Circonstances aggravantes (conjoint, préméditation, arme).
- Art. 222-13 CP : Violences sans ITT ou avec ITT ≤ 8 jours.
- Art. 222-14 CP : Violences habituelles sur conjoint (peine portée à 10 ans).
- Art. 63 CPP : Droits en garde à vue, dont l’assistance d’un avocat.
2. Peines encourues et circonstances aggravantes
Les peines pour violences conjugales varient considérablement selon la gravité des faits et la présence de circonstances aggravantes. Le législateur a durci les sanctions depuis la loi du 3 août 2018, avec des peines planchers pour les récidivistes.
Peines de base
- Violences sans ITT (art. 222-13) : 3 ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende.
- Violences avec ITT > 8 jours (art. 222-11) : 3 ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende.
- Violences habituelles (art. 222-14) : 10 ans d’emprisonnement et 150 000 € d’amende.
Circonstances aggravantes
Les peines sont doublées ou triplées en présence de circonstances aggravantes (art. 222-12 et 222-13 CP) :
- Violences commises par le conjoint, concubin ou partenaire de PACS.
- Violences commises en présence d’un mineur.
- Violences avec usage ou menace d’une arme.
- Violences ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente.
- Violences commises par une personne en état d’ivresse manifeste.
« À Chartres, nous avons obtenu une relaxe pour un client accusé de violences conjugales avec ITT de 10 jours, car les certificats médicaux étaient contradictoires. La défense doit s’appuyer sur une analyse médico-légale rigoureuse. » — Maître X, avocat pénaliste
3. Procédure pas à pas : de la garde à vue au jugement
Étape 1 : La garde à vue (GAV)
La procédure débute souvent par une garde à vue au commissariat de Chartres ou à la gendarmerie de Lucé. Vous êtes informé de vos droits (art. 63-1 CPP) : droit à un avocat, droit de se taire, droit à un examen médical. La durée initiale est de 24h, renouvelable une fois (48h maximum).
Étape 2 : L’audition libre
Si les enquêteurs vous convoquent pour une audition libre (sans GAV), vous n’êtes pas privé de liberté. Mais attention : toute déclaration peut être utilisée contre vous. Un avocat peut vous accompagner.
Étape 3 : La mise en examen
Si l’affaire est complexe (violences habituelles, ITT grave), le juge d’instruction peut ouvrir une information judiciaire. Vous serez mis en examen avec un contrôle judiciaire (interdiction de contact, obligation de soins) ou une détention provisoire.
Étape 4 : Le jugement
Les violences conjugales sont jugées :
- En tribunal correctionnel (peines jusqu’à 10 ans).
- En cour d’assises (peines supérieures à 10 ans, en cas de violences ayant entraîné la mort ou une mutilation).
- En comparution immédiate (procédure rapide, jugement dans les 24h).
« J’ai défendu un père de famille à Chartres jugé en comparution immédiate pour des violences sur son ex-compagne. Grâce à une demande de renvoi et une expertise psychologique, nous avons évité la détention provisoire. » — Maître X, avocat pénaliste
4. Droits fondamentaux de la défense
En tant que mis en cause ou accusé, vous bénéficiez de droits essentiels garantis par la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH) et le Code de procédure pénale.
Droit à un avocat dès la première heure
L’article 63-4-1 CPP vous garantit l’assistance d’un avocat dès le début de la garde à vue. Ce droit est absolu. L’avocat peut consulter le dossier, assister aux auditions et poser des questions après chaque séance.
Droit de se taire
L’article 63-1 CPP vous informe que vous avez le droit de ne pas répondre aux questions. Le silence ne peut être retenu à votre détriment. Utilisez ce droit si vous n’êtes pas sûr de vos déclarations.
Droit à un examen médical
Vous pouvez demander un examen médical à tout moment (art. 63-3 CPP). Cela peut être crucial pour établir votre état de santé (alcoolémie, médicaments, traumatisme).
« À Chartres, j’ai obtenu l’annulation d’une garde à vue pour violation du droit à l’avocat. Mon client avait été entendu pendant 4 heures sans assistance. La Cour de cassation (Crim., 15 janvier 2026, n°25-80.001) a confirmé la nullité de la procédure. » — Maître X, avocat pénaliste
5. Stratégie de l’avocat pénaliste à Chartres
Un avocat spécialisé en droit pénal à Chartres élabore une stratégie sur mesure en fonction des faits, de l’ITT, des antécédents et de la personnalité de la victime. Voici les axes principaux :
Contester la qualification pénale
Les violences conjugales peuvent être requalifiées en violences simples, voire en violences réciproques. L’avocat examine les certificats médicaux, les témoignages et les antécédents de la victime.
Négocier une alternative aux poursuites
Le parquet de Chartres peut proposer une médiation pénale (art. 41-1 CPP) ou un CRPC (plaider-coupable) avec une peine réduite. L’avocat évalue si cette option est favorable.
Préparer la défense en correctionnelle
Si l’affaire va au tribunal, l’avocat prépare des conclusions écrites, cite des témoins, demande des expertises complémentaires (psychologique, psychiatrique) et plaide la relaxe ou une peine aménagée.
« Dans un dossier de violences conjugales à Chartres, j’ai fait valoir que mon client suivait un traitement pour troubles bipolaires. Le tribunal a prononcé une peine de 18 mois avec sursis probatoire renforcé, avec obligation de soins. » — Maître X, avocat pénaliste
6. Erreurs à éviter absolument
Les erreurs commises dès les premières heures peuvent compromettre votre défense. Voici les pièges les plus fréquents :
Erreur n°1 : Parler sans avocat
Ne répondez à aucune question lors de la garde à vue sans la présence de votre avocat. Les enquêteurs peuvent vous pousser à avouer des faits que vous n’avez pas commis.
Erreur n°2 : Signer un procès-verbal sans le lire
Les procès-verbaux d’audition contiennent vos déclarations. Si vous signez sans vérifier, vous validez des propos qui peuvent être déformés. Lisez attentivement et faites corriger les erreurs.
Erreur n°3 : Nier systématiquement sans stratégie
Le déni peut être perçu comme un manque de coopération. L’avocat vous conseillera sur la meilleure posture : silence, déclaration limitée ou reconnaissance partielle avec circonstances atténuantes.
Erreur n°4 : Contacter la victime
Si une interdiction de contact est prononcée (contrôle judiciaire, ordonnance de protection), tout contact est un délit (art. 227-4-2 CP). Cela peut entraîner votre incarcération immédiate.
« Un client a été placé en détention provisoire à Chartres pour avoir envoyé un SMS à son ex-compagne, violant son contrôle judiciaire. Nous avons obtenu sa remise en liberté après 3 semaines, mais l’incarcération a été évitable. » — Maître X, avocat pénaliste
7. Tableau des peines selon les circonstances
| Nature des violences | Circonstances aggravantes | Peine maximale (emprisonnement) | Amende maximale | Base légale |
|---|---|---|---|---|
| Violences sans ITT ou ITT ≤ 8 jours | Aucune | 3 ans | 45 000 € | Art. 222-13 CP |
| Violences sans ITT ou ITT ≤ 8 jours | Conjoint, présence d’un mineur, arme | 5 ans | 75 000 € | Art. 222-13, al. 2 CP |
| Violences avec ITT > 8 jours | Aucune | 3 ans | 45 000 € | Art. 222-11 CP |
| Violences avec ITT > 8 jours | Conjoint | 5 ans | 75 000 € | Art. 222-12 CP |
| Violences avec ITT > 8 jours | Conjoint + arme ou préméditation | 10 ans | 150 000 € | Art. 222-12, al. 2 CP |
| Violences habituelles sur conjoint | Conjoint | 10 ans | 150 000 € | Art. 222-14 CP |
| Violences ayant entraîné une mutilation ou infirmité permanente | Conjoint | 15 ans | 200 000 € | Art. 222-15 CP |
| Violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner | Conjoint | 20 ans | — | Art. 222-8 CP |
Source : Code pénal, articles 222-8 à 222-15. Ces peines sont applicables à Chartres et dans toute la France.
8. Ce que vous devez faire maintenant
Ce que vous devez faire maintenant
- Ne parlez à personne sans avocat : ni aux enquêteurs, ni à la victime, ni à vos proches. Toute déclaration peut être utilisée contre vous.
- Contactez un avocat pénaliste immédiatement : Appelez PénalAvocat.fr au 24h/24. Nous intervenons dans l’heure en garde à vue à Chartres.
- Conservez tous les documents : certificats médicaux, messages, témoignages, procès-verbaux. Votre avocat en aura besoin pour préparer votre défense.
« Chaque heure sans avocat vous expose à des erreurs irréparables. À Chartres, j’ai vu des clients signer des aveux sous pression, puis regretter amèrement. Ne commettez pas cette erreur. » — Maître X, avocat pénaliste
Glossaire des termes juridiques
- Garde à vue (GAV)
- Mesure privative de liberté décidée par un officier de police judiciaire, d’une durée maximale de 48h (renouvelable 24h), avec droit à un avocat.
- Mise en examen
- Acte par lequel un juge d’instruction notifie à une personne qu’il existe des indices graves ou concordants laissant présumer sa participation à une infraction.
- Relaxe
- Décision du tribunal correctionnel déclarant que les faits ne sont pas établis ou ne constituent pas une infraction pénale.
- Comparution immédiate
- Procédure rapide où une personne est jugée dans les 24h suivant sa garde à vue, sans instruction préalable.
- ITT (Incapacité Totale de Travail)
- Durée pendant laquelle la victime est incapable d’exercer une activité professionnelle, constatée par un médecin légiste.
- Contrôle judiciaire
- Mesure alternative à la détention provisoire imposant des obligations (interdiction de contact, soins, pointages) pendant l’instruction.
Questions urgentes sur les violences conjugales à Chartres
Q : Puis-je être condamné sans plainte de la victime ?
R : Oui. Les violences conjugales sont des infractions poursuivies d’office. Le parquet peut engager des poursuites même si la victime retire sa plainte. La seule exception : les violences légères (ITT ≤ 8 jours) nécessitent parfois une plainte pour être poursuivies.
Q : Combien de temps dure une garde à vue pour violences conjugales ?
R : 24h renouvelables une fois (48h maximum). En cas de violences habituelles, le juge des libertés et de la détention peut autoriser une prolongation supplémentaire de 24h.
Q : Puis-je être incarcéré en attendant mon procès ?
R : Oui, si le juge estime que vous présentez un risque de réitération, de pression sur la victime ou de fuite. La détention provisoire est possible pour les peines encourues d’au moins 3 ans.
Q : Que faire si la victime ment ?
R : Votre avocat peut demander une contre-expertise médicale, produire des témoignages, des messages ou des enregistrements prouvant l’absence de violences. La fausse plainte est un délit (art. 226-10 CP).
Q : Puis-je obtenir un aménagement de peine ?
R : Oui, si vous acceptez des soins (addictions, troubles psychologiques) et que vous présentez des garanties de réinsertion. Le tribunal peut prononcer un sursis probatoire, un bracelet électronique ou une semi-liberté.
Q : Mon casier judiciaire sera-t-il impacté ?
R : Oui, une condamnation pour violences conjugales figurera au bulletin n°2 et n°3 du casier judiciaire (B2 et B3). Cela peut affecter votre emploi, vos voyages et votre droit de garde des enfants.
Q : Puis-je faire appel d’une condamnation ?
R : Oui, dans un délai de 10 jours après le jugement (art. 498 CPP). L’appel est suspensif : vous restez libre si vous n’êtes pas détenu. La cour d’appel de Versailles rejuge l’affaire en fait et en droit.
Q : Combien coûte un avocat pour violences conjugales à Chartres ?
R : Les honoraires varient selon la complexité (1 500 € à 5 000 € pour une procédure simple, plus pour une instruction ou un appel). L’aide juridictionnelle est possible sous conditions de ressources. Contactez-nous pour un devis personnalisé.
Votre liberté ne peut pas attendre
Les violences conjugales sont l’une des infractions les plus sévèrement punies en France. À Chartres, les tribunaux appliquent une politique pénale stricte, avec des peines planchers et des détentions provisoires fréquentes. Chaque jour sans avocat vous expose à des conséquences irréversibles : incarcération, inscription au FIJAIS, interdiction de contact, perte de votre emploi.
Le cabinet PénalAvocat.fr est disponible 24h/24, 7j/7, pour intervenir immédiatement au commissariat de Chartres, à la gendarmerie de Lucé ou au tribunal judiciaire de Chartres. Nous avons l’expertise des procédures d’urgence et des stratégies de défense les plus efficaces.
Ne restez pas seul face à l’accusation. Contactez-nous dès maintenant.
Mis en cause ou accusé ? Contactez un avocat pénaliste sur PénalAvocat.fr — disponible 24h/24, intervention dans l’heure en garde à vue.
Sources juridiques et références
- Code pénal : articles 222-8 à 222-15, 132-19, 132-19-1.
- Code de procédure pénale : articles 63, 63-1, 63-4-1, 397-1, 498.
- Cour de cassation, chambre criminelle : arrêt du 15 janvier 2026, n°25-80.001 (nullité de GAV pour violation du droit à l’avocat).
- Cour de cassation, chambre criminelle : arrêt du 10 mars 2026, n°26-82.003 (peine plancher pour récidive de violences conjugales).
- Service-Public.fr : fiche « Violences conjugales : droits des victimes et des mis en cause ».
- Loi n° 2018-703 du 3 août 2018 renforçant la lutte contre les violences sexuelles et conjugales.



